Lorsque j'ai découvert ces magnifiques figurines en 40mm, je me suis dit qu'il faudrait un jour que j'en peigne une série. Lorsque mon ami Alain
dit Lahire-Spartacus-Jeannette (que les fidèles du blog auront peut-être identifié comme étant celui qui m'a fait découvrir ce merveilleux univers de la figurine historique) m'a annoncé qu'il
allait fêter ses soixante printemps (et moi mes vingt ans de peinture...), je me suis dit que l'occasion de réaliser un diorama en 40mm était toute trouvée. Restait à choisir les figurines et à
les mettre en scène.
En parcourant le site des frères Perry, mon choix s'est de suite porté sur le hussard armé de ses deux pistolets que vous allez bientôt découvrir. Les guerilleros
me plaisant aussi beaucoup, l'idée m'est venue de faire une scène d'embuscade. Afin de ne pas laisser notre pauvre hussard tout seul, je lui ai adjoint un voltigeur français. Je vous
laisse découvrir les photos. Je vous parlerai un peu plus bas de la réalisation du décor.
Vue générale
Le hussard du 1er régiment
Vue de face
La fumée des pistolets a été réalisée à l'aide de fibre pour rembourer les coussins et les couettes (je préfère cette matière au coton qui a tendance,
sous l'effet de la colle, à s'agglutiner).
Vue de profil
J'aime beaucoup l'attitude du cheval.
Le voltigeur
français
Bien entendu, ce voltigeur porte une tenue hétéroclite et notamment un pantalon de toile marron (si répandu lors de la campagne de la Peninsule).
Les guerilleros
Ces
figurines sont livrées avec plusieurs chapeaux chacune ce qui permet de personnaliser ses figurines.
Le guerilleros du premier plan porte la veste et le bonnet de police de l'infanterie de ligne espagnole (un déserteur ?). Au second plan, vous découvrez celui
que j'appelle "el gitano". Je trouve cette figurine très typée et j'ai eu beaucoup de plaisir à la peindre (je vais d'ailleurs vous la mettre en gros plan). Pour le dernier, je me suis inspiré
d'un uniforme des volontaires andalous.
Le décor
J'ai réalisé le décor en polystyrène extrudé (utilisé pour isoler les murs. Le mien était orange...). J'ai découpé plusieurs morceaux que j'ai ensuite travaillé aux
ciseaux à bois. La technique n'est pas compliquée : il suffit de donner des coups "dans le tas" au départ puis d'affiner au fur et à mesure... Quand le résultat m'a semblé satisfaisant, j'ai
procédé au collage (utiliser de la colle blanche car les solvants des autres colles attaquent le polystyrène. Je parle en connaissance de cause ;)
).
J'ai ensuite réalisé le chemin à l'aide d'enduit de rebouchage et j'y ai intégré des grains de litière pour chat.
Il ne me restait plus alors qu'à peindre tout cela. J'ai utilisé la technique du brossage à sec après avoir passé une base en terre d'ombre
brûlée. J'ai brossé en terre d'ombre naturelle, puis en ocre, puis en ocre+blanc puis en blanc pur. Au cour de la réalisation j'ai ajouté des zones
grises (affleurement de roche) et des zones gris + vert (mousses et végétation rase).
Aujoud'hui, il ne me reste que ces photos mais j'ai la fierté, lorsque je vais chez mon pote Alain, de voir ce diorama trôner dans sa vitrine. Cette saynète se
veut un hommage à celui que je considère comme mon "maître" (et bien plus encore).
Merci pour votre visite et vos commentaires.
A très bientôt.
Philippe
"Ouf Heureusement pour ce Hussard qu'un voltigeur passe par là"
si je peux me permettre un court récit sur le 1er Hussards en Espagne
"le 1er se trouve au combat de Braga, Santillo 1809, Oporto 1809, Sabugal 1811, Mobasterio 1812 Bussaco et les Arapilles...
sur le drapeau figure Ulm, Jéna, Eylau, Friedland."
Bravo et j'en veux encore
Je constate avec plaisir que tu es un fin connaisseur de la campagne d'Espagne ce qui me laisse penser que nos futurs échanges nous réservent encore un bel enrichissement mutuel.
Je suis ton blog de prêt car je compte bien un jour peindre des Polonais et plus particulièrement la légion de la Vistule (Espagne oblige...).
Au plaisir de te lire ou de voir tes dernières réalisations.
Philippe