Dans son dernier commentaire sur l'article "Les chasseurs de montagne". Patrice, pour ne pas le nommer, écrivait : "Nous sommes gâtés ces
derniers temps après les canaris voici les chasseurs de montagne et en plus des uniformes rarement présentés sur la toile. Mais ne manque t-il pas les OURS en arrière plan ? [...]". Alors
que j'étais en train de peindre une unité d'infanterie anglaise, ce commentaire m'a donné l'idée soudaine de réaliser un petit diorama pour lui répondre. En cherchant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé un ours et un ourson que je destinais initialement à une saynète sur Gaston Fébus. Pour ceux qui ne
le connaîtraient pas, Gaston III de Foix-Béarn dit Fébus était un puissant seigneur du XIVème siècle qui eu la bonne idée de ne pas trop se "mouiller" durant la Guerre Cent Ans, ce qui lui permis
d'éviter trop gros dégâts dans son comté de Foix et vicomté de Béarn. En plus d'être un fin diplomate, c'était un amoureux de la chasse et la légende veut qu'il soit mort au cours d'une chasse à
l'ours. Sa passion l'amena à écrire un livre de chasse magnifiquement illustré et conservé aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale de France.
Fébus
et les chasseurs
Cette paire d'ours vient donc de connaître une "ré-affectation" pour prendre place dans un petit diorama dont l'unité de lieu est les Pyrénées et l'unité de temps l'année
1810.
La scène représente une femelle défendant son petit contre un carabinier du 4ème bataillon d'Isembourg. Divers titres me sont venus à l'esprit notamment : "Il ne faut pas
vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué" ou "Pas de nouveau bonnet d'ourson pour l'instant". Si vous avez d'autres idées, faites les nous partager.
Voici une première vue que je qualifierais de "générale". Le
décor
J'ai choisi de donner une teinte grise aux rochers afin que les ours soient suffisamment visibles. Une dominante marron les aurait noyés dans le décor. Ces rochers sont réalisés en polystyrène
extrudé. Après les avoir sculptés, je les ai collés à la colle blanche. J'ai ensuite appliqué un enduit de rébouchage sur toute la surface sauf sur la masse rocheuse située à droite
sur la photo. J'ai ensuite ajouté de la litière pour chat pour simuler quelques éboulements. Une fois l'ensemble sec, j'ai passé une base noir acrylique. Sans attendre la fin du séchage,
j'ai brossé en gris foncé, puis en gris clair puis au blanc pur. J'ai ensuite posé des touches de terre d'ombre brûlée, de vert, d'ocre pour éclaircir un peu l'ensemble.
Petite précision, les "personnages" ont été mis en place avant l'application de l'enduit afin de noyer les socles. Les ours ayant des socles assez épais, j'ai creusé le
polystyrène pour les y insérer.
Ce diorama fait 11,5 cm X 9 cm. J'ai placé les ours un peu en hauteur afin de renforcer l'impression de fuite éperdue de notre carabinier qui, sous le coup de l'émotion, en a
perdu son fusil (Cherchez bien et vous le trouverez).
Une deuxième vue où l'on voit peut être mieux le "dénivelé".
La photo a été prise de dessus. Elle permet de bien situer les protagonistes les uns par rapport aux autres. Le carabinier a "chaud aux fesses"... Les
personnages
Les dernières photos sont des gros plans sur l'ours et sur le carabinier. Pour peindre l'ours, j'ai d'abord passé une base noir puis brossé en terre d'ombre brûlée puis en terre d'ombre
naturelle et j'ai terminé par un léger brossage blanc. J'ai ensuite peint la truffe en noir, les yeux et j'ai passé un peu d'ocre-gris sur les griffes. Je ne me souviens plus de la marque de ces
figurines achetées dans un magasin de Jeux de rôles il ya dix ans (peut-être Mithril ou Rall Partha ? ). Le carabinier appartient donc au 4ème bataillon du bataillon d'Isembourg. Ce régiment se distinguait par son uniforme "bleu laiteux". Dans ses "Mémoires d'un mort", le
capitaine J. C. Freidrich indique qu'il avait préféré entrer au régiment d'Isembourg plutôt qu'au régiment de la Tour d'Auvergne à cause de la seule qualité supérieure de l'habillement.
Ce bataillon s'est surtout illustré par son nombre de déserteurs et son manque d'enthousiasme durant la campagne d'Espagne. Le Docteur Sarramon indique que ce bataillon était
composé de diverses nationalités dont 60 Espagnols... (sur 992 hommes). Il faut en arriver à fusiller les déserteurs repris pour restaurer un peu d'ordre (très provisoirement puisque ces
désertions sont le lot quotidien du bataillon...). Le chef de bataillon Debons a dû passer des nuits blanches ! Comme quoi l'uniforme ne fait pas le soldat. En 1811, le régiment d'Isembourg
devient le 2ème étranger mais à cette époque la majeure partie des effectifs est en Italie.
Je retourne maintenant à mes Anglais. A plus tard. Philippe
Génial, ce petit clin d'oeil pyrenéen!!!Les rochers sont vraiment réussis, d'un réalisme saisissant, à tomber de cul par terre!!Je retiens la méthode! Encore bravo, maestro!Le "Martin" est tres chouette aussi; J'ai de la famille au Val d'Aran, et c'est ainsi que l'on nomme l'ours, encore aujourd'hui,suivant la vieille tradition médiévale française, ou l'ours est Martin, le renard Goupil et le loup Ysengrin. Et les bergers pyrenéens ont tres peur de Martin,qui a aujourd'hui un fort accent slovène...........
Commentaire n°1
posté par
alain dit Lahire-Spartacus-Jeannette
le 15/06/2008 à 09h03
C'est toujours un plaisir de lire tes commentaires car tu as toujours quelque chose à nous apprendre.
trop fort en rocher le Philippe ! c'est superbe comme d'habe !
j'entrevois des titres comme "touche pas à mon môme!" ou "bas les pattes!" ou "gare à tes basques!", ça dépend de quel côté des pyrénées tu te places hihihi!
biz et bravo m.
Commentaire n°2
posté par
miji
le 15/06/2008 à 09h56
Merci pour tes suggestions. C'est chouette de venir me rendre visite de temps en temps.
Bises
Bravo pour cette brillante idée de la saynette. j'aurai du faire allusion à Hanibal avec de la chance il nous aurez fait cela avec des éléphants.
l'historique du régiment Isembourg est parfait, mais moi à la place du grenadier je me serais débarrassé du bonnet à poil et du sac à dos et non du fusil......je cours plus vite sans!!!!!!
Au fait j'y pense la femelle ours court après je grenadier savez vous pourquoi?? mis à part le fait de protéger son petit......
trouvez pas....??
Commentaire n°3
posté par
Patrice
le 17/06/2008 à 12h01
Ne me tente pas pour Hannibal ! J'aime ce genre de défi. D'ailleurs j'aimerais bien créer un "défi figurine" et publier les photos de ceux qui me font l'amitié de visiter mon blog...
Bonsoir, au bout de 2 jours toujours rien sur ma question!!!
et pourtant elle est simple et l'on va dire"historique" ce n'est pas une blague à 2 sous!!! cherchez sur l' Empire à cette époque.......
Commentaire n°4
posté par
Patrice
le 18/06/2008 à 19h52
A part une allusion aux armoiries de Madrid qui comporte un ours, je ne vois pas. A moins que tu ne fasses allusion à l'ours russe... Sinon, je sèche. Alors ne nous
fais pls languir : langue au chat.
Bonjour, il est sur que la question pour un expert de l' Empire est simple et amusante. Donc je reconnais pas facile pour tout le monde..En voici la réponse en signe de clin d' œil...
Sous l 'empire et dans l'argot militaire de cette époque un BONNET de GRENADIER se nommait une RUCHE à MIEL....
bien à vous tous Patrice
Commentaire n°5
posté par
Patrice
le 19/06/2008 à 16h33
Merci Patrice pour cette devinette culturelle. Je comprend effectivement que notre ourse ait une raison supplémentaire de courir après notre carabinier.
Philippe
Belle saynète !
Sinon un lien qui devrait te plaire.
http://www.canalacademie.com/2-mai-1808-les-Espagnols-contre.html
2 mai 1808 : les Espagnols contre Napoléon
Madrid se soulève contre les français
Dans la série de portraits et d’éphémérides consacrés à la guerre espagnole de Napoléon, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon et auteur de plusieurs ouvrages sur le Consulat et l’Empire, revient sur l’insurrection madrilène du 2 mai 1808.
Ephemeride : sur Canal Académie
Tlechargement gratui de l'intervention
Belle saynète !
Sinon un lien qui devrait te plaire.
http://www.canalacademie.com/2-mai-1808-les-Espagnols-contre.html
2 mai 1808 : les Espagnols contre Napoléon
Madrid se soulève contre les français
Dans la série de portraits et d’éphémérides consacrés à la guerre espagnole de Napoléon, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon et auteur de plusieurs ouvrages sur le Consulat et l’Empire, revient sur l’insurrection madrilène du 2 mai 1808.
Ephemeride : sur Canal Académie
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Bises
Philippe