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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 19:43

     Je vous propose un scénario pour Lasalle et FoGN mettant aux prises les troupes franco-italiennes et les troupes espagnoles. Ce scénario a été conçu par les membres de l'asociacio napoleonica wargames de Catalunya et publié dans la revue Breaking War (n°3). J'ai obtenu l'autorisation de traduire cet article et de le mettre en ligne. La rédaction de la revue a été jusqu'à m'adresser le plan de la bataille en enlevant les mots espagnols pour me permettre de vous livrer un plan en français. Donc un grand merci à l'équipe de Breaking War et notamment à Quino .

       Afin  de vous mettre l'eau à la bouche, je vous propose une photo d'une reconstitution avec des figurines de cette bataille qui se trouve au musée de Cardedeu...

http://2.bp.blogspot.com/-gdjDvtXxh5c/Ti3h7ElZgvI/AAAAAAAAGNI/MKMcl85Ia0Q/s1600/DSC04840.JPG

      Entrons donc dans le vif du sujet ! 

 

La campagne d’Espagne fut réellement difficile pour les troupes  françaises. Le Maréchal St Cyr fut envoyé dans ce bourbier espagnol.

 

Les troupes françaises étaient bloquées devant Barcelone et le risque d’encerclement par des troupes ennemies était imminent en cas de prolongement du siège. Face à cette situation critique, St Cyr ordonna aux divisions Pino et Souham de se rendre à marche forcée à Barcelone avec le minimum de bagages mais suffisamment de provisions pour ravitailler les troupes faisant le siège de la cité catalane (décembre 1808).

 

Evitant de longer la côte, tentant de tromper la vigilance des troupes anglaises, ils décidèrent d’emprunter la route intérieure. Par manque de chance, le général espagnol Vives fut informé de la présence des troupes françaises et il comprit de l’erreur commise par l’Etat-Major français : la place de Gérone avait été abandonnée. Il se lança donc à leur poursuite.

 

Vives décida d’harceler les troupes françaises et de tenter de capturer le maréchal Saint-Cyr y miner ainsi le moral des troupes ennemies stationnées dans la région. Pour cela, il disposait de troupes positionnées sur les collines situées sur le côté gauche de la route menant à Cardedeu. La batterie occupait une position de choix au sommet de la colline alors que l’infanterie régulière et les miquelets prenaient place sur le chemin et la colline où ils assuraient leur position. Le général Vives parvint  à coordonner son action avec les troupes qui étaient sorties de Gérone. Il attendait que celles-ci fassent leur entrée par le chemin situé sur le flanc droit afin de refermer la nasse.

 

Pendant ce temps,  les Français poursuivaient leur marche, la division Pino, constituée de troupes italiennes, ouvrant la route et les troupes de Souham fermant le convoi.

 

Tout semblait calme, quand, au détour d’une futaie, les troupes italiennes de l’avant-garde furent la cible de tirs. St Cyr s’avança pour observer et vit les troupes espagnoles en position sur la colline. Rapidement, il ordonna au général Pino d’envoyer ses troupes pour opérer une percée pendant qu’il demandait à Souham de contourner le bois afin de prendre à revers les positions  espagnoles afin de permettre au convoi de poursuivre son chemin.

 

Le général Pino donna ses ordres et ses régiments commencèrent à avancer quand il se rendit compte qu’une division espagnole commençait à arriver sur son flanc gauche menaçant ainsi d’encercler ses troupes bien inférieures en nombre. Constatant que la division Souham a déjà commencé à exécuter ses ordres de prendre l’ennemi à revers, Pino décida alors d’envoyer deux régiments d’infanterie et sa cavalerie pour retenir l’ennemi au niveau du pont. L’objectif était de gagner suffisamment de temps pour la division Vives soit mise en déroute et que les troupes de Souham puisse venir le renforcer afin de surpasser en effectifs l’ennemi.

 

La division de Vives prit l’avantage au début de la bataille.  Les feux commençaient à produire leurs effets sur le moral des troupes italiennes. Désireux de rompre la charge de l’ennemi, vives envoya témérairement son seul régiment de hussard pour mettre en déroute les deux régiments italiens qui tentaient de s’ouvrir un passage vers le sommet de la colline.

Les Italiens parvinrent à passer en carré et à repousser l’ennemi. Ils furent néanmoins annihilés par les feux conjugués de l’infanterie et de l’artillerie.

 

Sur l’autre flanc, la division Granada, commandée par le général Reding, tenta de traverser le fleuve avec un régiment appuyé par la batterie d’artillerie qui avait été préalablement déployée sur l’autre rive. Les Italiens parvinrent de justesse à repousser l’assaut. Reding comprit alors qu’il ne parviendrait pas  à atteindre son objectif en employant une méthode aussi offensive. Il décida alors de former une ligne pour user l‘ennemi par le feu.

 

Tout semblait sourire aux Espagnols. Le général Vives envisageait d’ordonner aux troupes déployées sur la colline de se lancer à l’assaut afin de dérouter les Italiens à bout de force lorsqu’un cavalier arriva à vive allure. Une division française  intacte était en train d’encercler leurs positions et le régiment de hussards avait déjà été détruit.

 

La division Souham exécuta une remarquable marche de flanc et ses troupes parvinrent au sommet de la colline où ils écrasèrent les troupes espagnoles prises au dépourvu. En une seule charge, les dragons français anéantirent l’artillerie pendant qu’un régiment d’infanterie prenant à revers les miquelets qui déroutaient aussitôt. Souham envoya immédiatement pour demander à Pino de faire un ultime effort en envoyant ses troupes à l’assaut des dernières postions espagnoles pour mettre un terme à l’affrontement.

 

Vives, voyant le bataille perdue, entraina ses troupes dans un repli désordonné jusqu’à la division de Teodoro. Celle-ci tentait de contenir autant que faire se peut la contre-attaque italienne qui avait redoublé suite à la déroute des troupes espagnoles situées sur la colline. Toute l’armée espagnole partit alors en déroute.

 

Les Espagnols laissèrent 5000 morts ou blessés sur le champ de bataille alors que les Français dénombraient 4500 pertes majoritairement au sein de la division Pino qui avait supporté tout le poids de cet affrontement où elle fut en infériorité numérique et assaillie de toutes parts.

 

Le chemin vers Barcelone était à nouveau libre et les troupes françaises poursuivirent leur marche.

 

Scénario

scenario-cardedeu

Ordres de bataille et plan

Pour FoGN

  ODB-FOGN

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Pour Lasalle

ODB-LASALLE.jpeg

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cardedeu-plan2.jpg

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Bon jeu (n'hésitez pas à m'envoyer des photos si vous mettez en oeuvre ce scénario)

Philippe

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Published by el_frances - dans Premier Empire
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commentaires

Phil 07/12/2012 19:32

Je viens d'y aller...j'en ai pris plein les yeux! Et je n'ai vu que les photos...

el_frances 13/12/2012 19:01



C'est effectivement impressionnant !



Phil 07/12/2012 19:21

Celui-là, je le garde pour un de ces jours! Beau travail de présentation, il parait très prometteur, et comme j'aime beaucoup la période et le lieu...
Une dernière chose : la photo du musée est effectivement extraordinaire!
A+.
Phil.

el_frances 07/12/2012 19:27



D'uatres photos et même des vidéo sur le diorama sur la bataille de Cardedeu sont visible ici



Marc Coll 07/12/2012 18:58

Merci pour la publicación en français de de nôtre scenario.Excuse moi pour l'ortographie il faut beaucoup de temps que je n'ecrire en français:So vous etes espagnol:Muchas gracias por traducirlo al
francés i a disponer de lo que necesites.
De dónde eres? pq tengo familia repartida por Francia y suelo ir a menudo
Un abrazo

el_frances 07/12/2012 19:04



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