Mardi 13 mai 2008
Puisqu'Alain a lancé le sujet de la guerre civile au cinéma, je m'y engouffre. Je vous conseille vivement de voir "Fiesta" de Pierre Boutron. Jean-Louis Trintignant y est excellent (cynique à souhait ! ). Plutôt qu'un long discours, je préfère vous mettre en lien la fiche descriptive de la chaîne Arte et la bande annonce.

par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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Mardi 13 mai 2008
Alain nous signalait dans un de ses derniers commentaires le rediffusion de "Pour qui sonne le glas". Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une vidéo (un peu particulière...) qui vous permettra d'en découvrir quelques scènes. Je ne vous en dit pas plus. Place aux images !


BON FILM !



par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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Lundi 12 mai 2008
    Au départ, il ne me semblait pas utile de mettre sur mon blog un historique de ce conflit. Mon objectif premier était surtout de parler figurines et maquettes mais mes derniers articles ont amené quelques questions de notre ami (par blog interposé...) Patrice auxquelles je vais tenter aujourd'hui d'apporter des réponses aussi claires que possible.
    Avant de commencer, je tiens à mettre en garde celui qui voudrait se documenter sur la guerre civile espagnole par le biais d'internet : les sites consacrés à ce sujet sont nombreux mais beaucoup présentent des points de vue très partisans. Cela va des "nostalgiques" du franquisme aux anciens combattants républicains (qui racontent souvent "leur" guerre et exposent "leur" vision) en passant par des anarchistes (nostalgiques eux aussi...) qui -bien que n'ayant pas vécu le conflit - font plus oeuvre de propagande que d'histoire.
    Ayant fait des études d'histoire, j'ai donc décidé de baser cet article sur des ouvrages d'historiens et de croiser les sources. Cela me permettra ainsi d'avoir une vision la plus objective possible (les historiens n'en sont pas moins des hommes et il leur arrive parfois de se laisser emporter par leurs passions... mais cela reste rare).
    Je commencerai donc cet article en vous présentant quelques livres que je vous invite à consulter si vous désirez approfondir le sujet. Mon but n'est pas de dresser une bibliographie exhaustive mais de vous fournir, éventuellement, quelques pistes de lecture.
    Ayant fait mes études à Toulouse, Bartolomé Bennassar est un historien que je lis toujours avec grand plaisir. Spécialiste, au départ, de l'Espagne des XVIème-XVIIIème siècles, ses derniers travaux l'ont amené, avec bonheur,  à s'intéresser à Franco et à la guerre civile. L'histoire des Espagnols qu'il a dirigé figure encore en bonne place dans les bibliographies données aux étudiants. Ouvrage abordant toutes les grandes périodes de ce pays, il consacre un chapitre à la guerre civile. Plus spécifique, la guerre d'Espagne et ses lendemains évoque tous les aspects du conflit (politiques, militaires, humains) et ses conséquences. D'autres auteurs se sont penchés sur la question. Je n'en citerai que trois : Guy Hermet, un autre français, auteur de "La guerre d'Espagne", Hugh Thomas, un historien anglais ayant écrit un ouvrage du même titre que celui cité précédemment et enfin Gabriele Razato, universitaire italien, qui n'a pas cherché l'originalité en intitulant son petit livre "la guerre d'Espagne"...  Tous ces ouvrages se trouvent facilement sur internet.
J'ai utilisé un dernier livre de la collection "Chroniques de l'Histoire, 20ème" : Francisco Franco qui propose de suivre Franco "au jour le jour" et offre ainsi une chronologie assez complète de cette guerre.

    Commençons donc...
    L'Espagne voit la naissance de la République en 1931 après un début de siècle marqué par une monarchie agonisante s'en remettant à la force des militaires. C'est déjà un événement mais l'élément clé va être la victoire aux élections de 1936 du Frente Popular (Front populaire) constitué par les forces de gauches.

    De nombreux officiers ne cachent pas leur hostilité à cette nouvelle république. Aussi le gouvernement juge-t-il plus prudent d'en éloigner certains de Madrid dont le Général Mola qui sera l'âme du complot à venir mais aussi un certain Francisco Franco Bahamonte qui sera envoyé aux Canaries. Le signal du golpe (du coup d'état) sera donné par la garnison militaire du Maroc le 17 juillet 1936. Pour les "rebelles", ce coup d'état entame une lutte à mort contre les "Rouges".  En métropole, le soulèvement est un échec : les principales villes du pays, les régions industrialisées (Catalogne, Pays Basque, Malaga) demeurent aux mains de la République. Comment les nacionales ont ils fait pour prendre le dessus ?  Il faut d'abord savoir que parmi les militaires beaucoup d'officiers expérimentés sont passés dans le camps des mutins. Les zones rurales sont hostiles à la République et à ses politiques athés et anti-cléricaux. En Navarre, les carlistes, catholiques traditionalistes, se rallient aux mutins ; ils constituent une troupe de 30 000 hommes expérimentés. Dans tous le pays, les Falangistas (mouvement d'extrême droite) s'engagent dans la lutte contre la République.

    Mais ce qui va faire basculer le conflit c'est l'arrivée en métropole des troupes stationnées au Maroc. Ce transfert n'a pu se faire par mer car la marine est restée fidèle à la République. Le transport de troupe se fera donc par les airs à bord d'avions fournis par l'Allemagne nazie et l'Italie mussolienne. Hitler avait en effet accueilli le 25 juillet 1936 une délégation "nationaliste" et avait décidé alors de soutenir leur action. Mussolini n'avait pas voulu être en reste. On voit comment le conflit a commencé à dépasser les frontières espagnoles. L'Armée d'Afrique composée de  troupes de la légion (le Tercio) et de troupes  "indigènes" (les regulares) constituait, à l'époque, le fer de lance de l'armée espagnole.  Elle est placée sous le commandement du général Franco.


   




La République
dispose de troupes régulières restées fidèles mais aussi de milices communistes, anarchistes, trotskystes... qui se montreront parfois difficiles à encadrer. Certaines milices votent avant de monter au front...

    






   


    Les pays d'Europe décident d'adopter une politique commune de neutralité afin de ménager la fragile paix sur le continent. Seule l'URSS envoie du matériel à la République espagnole (en échange de son or...).

   
Cette guerre fascine la jeunesse d'Europe et surtout ceux de sensibilité de "gauche". Beaucoup d'entre eux décident de passer clandestinement en Espagne pour aller défendre la République menacée. Le mouvement se structure ; c'est ainsi que naissent les Brigades internationales. On trouve  dans leur rang des Français, des Anglais, des Polonais, des Russes,  des Tchèques, des Roumains mais aussi des Américains.                                                                                                                                        

    Ainsi cette guerre devient-elle une répétition générale... L'Allemagne envoie la tristement célèbre "Légion Condor" et l'Italie fournit aux nacionales un contingent. Des panzers I  affronteront les chars soviétiques T26.  L'Espagne se transforme en laboratoire. 
Le bombardement de Guernica vu par Pablo Picasso
(A un officier Allemand qui demandait à Picasso "C'est vous qui avez fait ça ? ", celui -ci lui répondit : "Non, c'est vous. ...")

    Ce conflit durera trois longues années faites d'atrocités commises par les deux camps et il débouchera sur la prise de pouvoir par le Généralissime Franco "el Caudillo" pour trente ans.



Au départ, rien ne destinait Franco a prendre la tête du Mouvement. Mais la baraka en a décidé autrement : au départ, le général Sanjurjo, surnommé le "Lion du Rif", devait être le chef du soulèvement mais il mourut dans un accident d'avion en quittant le Portugal pour se rendre à Burgos et prendre la tête de la rébellion.  Seul Mola pouvait empêcher Franco d'être le successeur de Sanjurjo mais le 1er octobre 1936, la junte militaire lui accorde tous les pouvoirs.






J'espère que ce bref résumé permettra à ceux qui le souhaitent de mieux comprendre cette guerre. Je n'ai pas placé de chronologie afin d'éviter de surcharger cet article.

Philippe

par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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Mercredi 7 mai 2008
    1936. Cela peut sembler bien lointain aux plus jeunes d'entre nous. Alors que ceux qui ont vécu cette année sont maintenant âgées (un jeune homme de 20ans en 1936 a aujourd'hui plus 90 ans...) ou disparus, ce conflit (déjà fort mal connu dans notre pays) risque de sombrer dans les oubliettes de l'histoire (au nom de la réconciliation nationale).
    Il y a quelques temps, une série d'émissions consacrées à la seconde guerre mondiale et intitulé "Ils ont filmé la guerre en couleurs" avait été diffusée sur le service public. Certaines images, à cause de la couleur (ou grâce...) nous devenaient alors plus proches ou plus difficiles à supporter. En surfant sur le net, je suis tombé sur des vidéos consacrées à la guerre civile et filmées en couleurs (ou colorisées). Il m'a semblait intéressant de vous en faire profiter. Je sais que je sors un peu du domaine de la figurine mais il est bon de ne pas oublier que derrière nos figurines et nos batailles se cachent des personnes et des événements réels (du moins pour ceux qui n'ont pas succombé aux sirènes de Warhamers et autres séries fantastiques... Je n'en dis pas plus car je ne veux fâcher personne...).



    Une seconde vidéo consacrée à la bataille de Teruel. Les images ci-dessous ont été prises après la reprise de Teruel par les  troupes nationalistes? Comme dis-le commentateur : "Teruel a changé de mains plusieurs fois mais maintenant la ville est en sécurité derrière les lignes franquistes..." .
    En octobre 1937, les Républicains veulent renforcer les liaisons entre les trois grandes cités qu'ils contrôlent encore: Barcelone, Madrid et Valence.

   C
'est ainsi qu'en décembre, ils lancent une offensive sur le «saillant de Teruel», une région de montagnes abruptes et de températures glaciales située à mi-distance de Madrid et Valence. Sur ce terrain de montagne, les combattants supportent une température aux alentours de - 20°C. Beaucoup meurent gelés. Ils prennent ainsi Franco de court puisque celui-ci avait prévu de lancer une nouvelle offensive vers Guadalajara.
  Cent mille hommes, tous Espagnols (les Brigades internationales sont restées au repos), se sont lancés à l'assaut de la cité. Teruel est vite encerclée par les forces de Lister. La garnison nationaliste résiste et la contre-offensive est lancée par Franco le 29 décembre.
La garnison du colonel Rey d'Harcourt se rend après deux semaines de violents combats de rue (le 8 janvier 1938). Ce succès est de courte durée puisque rapidement les vainqueurs deviennent les assiégés. Malgré l'arrivée des Brigades internationales le 19 janviers qui vont permettre de faire face aux offensives des 7 et 17 février, Teruel est reprise par les troupes du général Franco le 22 février 1938.
    Cette bataille est qualifiée par les historiens de Verdun ou Stalingrad espagnol...




   Enrique Lister, après une jeunesse passée à Cuba, rentre en Espagne et adhère au Parti Communiste Espagnol (PCE) en 1925. Cela l'amène à passer plusieurs années en URSS où il va bénéficier d'une formation politique et militaire.

    En 1936, il revient en Espagne et est chargé des dossiers politiques relatifs aux questions militaires que le PCE doit régler face au danger croissant d'un coup d'Etat. Après la victoire du Front Populaire aux élections de février 1936, les plans de l'Unité Militaire Espagnole (UME) s'accélèrent. L'UME se compose d'officiers de la droite ultra, d'offciers catholiques réactionnaires ou d'officiers ouvertement phalangistes. Face à cette organisation, le réseau des contacts établis par Lister dans les casernes l'a aidé à comprendre l'ampleur du danger et à faciliter l'étouffement des velléités putchistes dans de nombreuses unités de l'armée.

    Enrique Lister s'engage très vite dans la lutte contre le coup d'Etat militaire. Son aptitude à diriger et son courage en font rapidement l'un des dirigeants de premier plan des milices qui viennent de se former. Il fonde le Quinto Regimiento (Cinquième régiment) ; un centre de recrutement et de formation qui forge les premières unités de miliciens de façon structurée et efficace.  Après la militarisation des unités de volontaires et la création de l'Armée Populaire de la République Espagnole (Ejercito Popular de la Republica Espanola > EPR), Lister prend le commandement de la 1ère brigade mixte, atteignant au cours de la guerre le grade de Major des milices. Dans l'armée républicaine, cependant, le commandement des grandes unités n'est pas limité au grade, de sorte qu'un major peut être placé à la tête d'une division voire, en cas de besoin, d'un corps d'armée. C'est ce qui arrive à Lister qui se retrouve à la tête de la 11ème division puis devient chef de corps d'armée. Lister manisfeste une efficacité et une énergie extraordinaires. Dans les derniers jours de la guerre civile, il est promu lieutenant-colonel par décret.

Après la défaite du camp républicain, il retourne en URSS. Il rejoindra ensuite la France à la fin de la Seconde Guerre mondiale où il tentera d'organiser la lutte contre Franco. Il demeure membre du PCE jusqu'à sa mort même si sa relation avec certains cadres est "orageuse".

    Je vous propose d'écouter, pour terminer l'hymne du Quinto Regimiento.

 

Voici les paroles ainsi qu'une proposition de traduction.

Con el quinto, quinto, quinto                                         Avec le 5ème, 5ème, 5ème
con el quinto regimiento.                                               avec le 5ème régiment.
Madre, yo me voy p' al frente                                        Mère, je monte au front
para las líneas de fuego.                                                en première ligne.
Madre, yo me voy  p'al frente                                       
Mère, je monte au front
para las líneas de fuego.                                               
en première ligne.
Anda jaleo, jaleo                                                            Allons !
suena una ametralladora                                              une mitrailleuse crépite
y ya empieza el tiroteo                                                  et voilà la fusillade qui commence
y ya empieza el tiroteo.
                                                 et voilà la fusillade qui commence.
Anda jaleo, jaleo                                                           Allons !
suena una ametralladora                                             une mitrailleuse crépite
y ya empieza el tiroteo                                                  
et voilà la fusillade qui commence
y ya empieza el tiroteo.                                                  et voilà la fusillade qui commence.

Merci pour votre visite et vos commentaires.  A très bientôt.
Philippe
par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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Lundi 21 avril 2008
    Dans un article du 24 mars, je vous présentais ma cavalerie franquiste en cours de réalisation. Aujourd'hui, près d'un mois après (il est interdit de rire...), j'ai le plaisir de mettre en ligne mes 12 cavaliers enfin terminés. Si j'ai autant tardé, c'est, d'une part, à cause du blog (c'est bien beau mais ça prend du temps...) et, d'autre part, à cause d'un blocage psy (passager) qui fait que lorsque j'arrête quelques jours de peindre j'ai du mal à reprendre les figurines non achevées (mon docteur me dit que ce n'est pas grave...).
   


Avant de vous montrer ces fiers cavaliers, je voudrais vous présenter la photo qui m'a donné l'idée d'intégrer des lanciers dans cette unité.























       Et maintenant passons aux figurines. L'une des difficultés (prévisible) fut la peinture des lances en bambou : soit on fait des traits en terre d'ombre brulée discrets (qui ne se voient que lorsqu'on met le nez sur la figurine), soit on fait des traits plus marqués (qui ne semblent pas très réalistes lorsqu'on regarde la figurinede prêt mais qui se voient mieux de loin). J'ai trouvé la réponse en regardant le cavalier se trouvant au premier plan sur la photo d'époque : on constate que les canelures de la lance sont assez visiblez (effet renforcé par le noir et blanc). J'ai donc choisi ce parti pour peindre les lances. La mise en place des flammes (rouges et jaunes) m'a convaincu que j'avais fait le bon choix (j'attends votre avis).
Place aux photos.


    Entrons un peu dans les détails...



L'officier, comme je l'ai expliqué dans l'article du mois de mars, a subi quelques modificiations. Afin de mettre un peu de couleurs, j'ai pris le parti de peindre des couvertures à carreaux.
Le casque (et les autres parties métalliques) est peint avec une base "graphite" rehaussée à l'aide d'un brossage à la peinture blanche.













Le trompette était, à l'origine, un cavalier portant son fusil sur la cuisse. J'ai transformé ce fusil en clairon en retravaillant la crosse et en ajoutant un coude en fil de fer. J'ai ensuite collé un morceau de fil à coudre pour faire le cordon.















    La dernière photo est un zoom sur un des lanciers. J'ai trouvé les flammes sur internet (en tapant  "flamme lancier polonais" ; malin non ?...) que je n'ai eu qu'à repeindre.

A très bientôt et d'ici là bonne peinture à tous (et à toutes...)

par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939 communauté : Les jeux avec figurines
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Lundi 24 mars 2008
En ce lundi de Pâques, le temps est bien tristounet  et je pense que les pinceaux seront de sortie aujourd'hui. Je vous présente donc aujourd'hui les figurines que j'ai en cours actuellement. Il s'agit d'un régiment de cavalerie franquiste (20mm Irregular miniatures).

Sur la première photo, vous pouvez voir les 2 références pour la troupe : avec calot et avec casque.


Les figurines suivantes ont subi quelques modifs notamment la suppression du fusil et son remplacement par une lance. Cette idée m'est venue en voyant une photo d'époque. L'opération a été assez simple à réaliser : j'ai sauvegardé la main et je n'ai eu qu'à y pratiquer une petite rainure pour y glisser la lance.
Les lances sont, sur la photo d'époque, en bambou. Je vais donc tente de donner un effet bambou en créant, à la peinture, des stries horizontales. Je pense jouer sur l'épaisseur de la peinture pour produire cet effet (si vous avez d'autres idées, je suis preneur ! )

Le trompette a été réalisé là aussi à l'aide d'un cavalier standard dont j'ai enlevé le fusil pour mettre à la place un clairon. J'ai en réalité gardé un peu du fusil que j'ai retravaillé puis j'ai ajouté un morceau de fil de fer coudé pour représenter le "coude" du clairon (je ne suis pas un spécialiste du clairon...).
L'officier quant à lui a changé de couvre-chef puisque initialement il avait une casquette. Les illustrations d'époque montre plutôt des calots que des casquettes. J'ai donc réalisé un calot en milliput.




Côté peinture :
Je commence toujours par les parties "chair". Ici j'ai utilisé la référence "chair bronzée" de Prince August. Sous-couche noir humbrol assez diluée, puis base chair. Ensuite un jus Terre d'Ombre Brûlée(TOB) et un brossage chair + blanc. Je mélange chair + TOB + rouge pour faire les lèvres et les joues (à cette échelle ce n'est pas forcément utile me direz-vous...)
Pour les chevaux : Je pars du foncé vers le clair. Ici base en TOB puis brossage en Terre d'Ombre naturelle puis 2ème brossage en TON + blanc.
Pour ce qui est du blanc. Le débat reste entier. Pour ma part, je passe d'abord du blanc assez dilué puis je brosse toujours avec le blanc en réduisant la proportion d'eau. Un dernier brossage à sec. A cette échelle, je trouve que cela est suffisant.
Dernière chose (c'est mon côté maniaque) : je laisse les figurines de côté quelques heures ou quelques jours (selon mes disponibilités...) pour  pouvoir, si nécessaire, refaire un dernier brossage afin de donner le relief nécessaire à la figurine. Cette opération est parfois la dernière chose que je fais car l'ajout des autres couleurs modifie légèrement l'aspect initial.
Un peu de patience et je vous mettrai en ligne ces figurines terminées. Je sens que ce blog va me booster pour peindre (ce qui n'est pas forcément un mal...).
   
Pourbueno.jpg ceux qui voudraient se lancer dans la réalisation dans cette période, il est vraiment important de posséder le livre de José Maria Bueno (il est de plus en plus difficile à trouver mais c'est encore faisable). Il comporte plus de 250  illustrations couleurs  commentées et de nombreuses photos noir et blanc.

A très bientôt. Bonne peinture à tous et à toutes !
Merci à ceux qui ont laissé de gentils commentaires.
Philippe

par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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Dimanche 23 mars 2008

Ce premier article ne sera pas un cour d'histoire (rassurez-vous). Il a juste pour objet les figurines et les maquettes dont je dispose actuellement. Je suis un peintre lent et ma tendance à butiner (un coup empire, un coup guerre d'Espagne, un coup guerre de sécession...) n'arrange pas les choses. Ne vous attendez donc pas à trouver des nouveautés toutes les semaines...
J'ai commencé par peintre le camp "national" ou celui des "rebelles"(comme on dit en Espagne) bref les troupes commandés par le général Franco et ses acolytes. Vous trouverez aussi quelques véhicules et troupes répulicains. Les figurines présentées sont des 20mm Irregular miniatures .
Elles sont peintes essentiellement avec les peintures Prince August.


Les "Nationaux"

La legion.
Ce corps d'élite a été fondé par Milan Astray avec Franco en 1920 porte le nom de "Tercio Extranjero". Milan Astray en s'inspirant de la Legion étrangère française voulait doter l'armée d'Afrique d'une force de choc.
Sur la photo, la plaquette de commandement comporte Milan Astray (le "manchot-borgne"). Cette idée m'est venue par hasard : c'est en "inspectant" les figurines que je venais de recevoir que je me suis rendu compte que l'une d'entre elles avait un bras qui n'était pas sortie correctement au moulage...

legion.JPG

legion2.JPG












L'infanterie régulière.
Dans le cadre de cette guerre civile, l'armée s'est cindée en 2 : ceux qui ont choisi le camp des "rebelles" et ceux qui ont choisis de rester fidèle à la République. C'est ainsi qu'à quelques détails près, les uniformes se ressemblent beaucoup. 





La garde civile :
La garde civile est l'équivalent de notre gendarmerie. Sa participation à diverse répression la rendit fort impopulaire. La plupart des gardes civils rejoignirent le camp des nationaux.
guardia2.JPG

L'infanterie carliste :
les requetes.
Originaires du Pays Basque, les carlistes sont monarchistes et fervents catholiques ils se battent "pour Dieu, la Patrie et le Roi". Ils rejoignent donc les nationalistes pour conserver leurs traditions et lutter contre la République instaurée suite aux élections de 1936. Ils sont reconnaissables à leur béret rouge.
D'autres basques préfèreront rejoindre les rangs de l'armée républicaine.

Puisqu'on en parle...


L'armée républicaine
                         
Actuellement, les effectifs républicains sont relatviement réduits mais cela ne saurait durer... L'armée républicaine, en plus de troupes régulières qui était restées fidèles au gouvernement élu démocratiquement se composait de troupes organisées par différentes mouvements ou partis politiques (partis communistes, anarchistes, etc). Cela donne donc a cette armée un aspect très hétéroclite.

Les milices anarchistes de Durruti
anar.JPG
Les milices communistes

poum.JPG
Pour l'instant c'est tout...


Les véhicules

Avant toute chose, je tiens à préciser que mon expérience en matière de maquette est très réduite. Certains maquettistes trouveront donc mon niveau de peinture insuffisant. Ces maquettes étant destinées au jeu, le degré des détails me semble satisfaisant : l'important est l'effet produit sur une table.
Les véhicules sont particulièrement variés : en plus des blindés de l'époque, ce conflit a vu apparaître des véhicules blindés divers (les tiznaos) fait de bric et de broc. J'ai adopté une technique un peu semblable en convertissant des voitures "jouets".

Les tiznaos

Ici c'est le fourgon blindé convoyeur de fonds Majorette que j'ai habillé de plaque de carton. La tourelle a été récupéré dans une maquette en résine. Je trouve très amusant de peindre des slogans sur ces véhicules. Je les ai trouvés sur internet.






     







Le second véhicule n'a nécessité qu'un coup de peinture et j'ai réalisé un toit amovible afin de pouvoir y mettre une mitrailleuse. Ce véhicule m'a été offert par un ami qui a été visité le musée de l'automobile à Bruxelles. Initialement c'était un camion d'épicier.











traduction des slogans "Soldats vous vous battez contre vos frères" "Frères, ne tirez pas  !"

Les blindés


Les blindés présents durant la guerre d'Espagne ont principalement été fournis par l'Allemagne (Panzer 1) et l'URSS (T-26). Le T-26 était largement supérieur au blindé allemand et certains exemplaires furent récupérés par les nationaux : ils tiraient dans les chenilles pour immobiliser le blindé et le prendre d'assaut. Ceci explique que le T-26 en photo soit aux couleurs des nationaux.
panzer.JPG
T26.JPG
Le Renault FT 17 a aussi fait ses preuves en Espagne durant cette guerre. Il y en eu peu d'exemplaires.
FT17.JPG

Au niveau de la peinture
, je passe d'abord la couleur de base puis je réalise un premier passage avec un jus noir puis un second jus en terre d'ombre brûlée. Un fois sec, je brosse à l'aide de la base éclairci au blanc. Je "salis" ensuite le blindé avec des brossages terre d'ombre naturelle et ocre. Je dépose ensuite quelques traces au crayon à papier afin de simuler des éraflures (je fais de même sur les chenilles). Les socles sont réalisés en carton recouvert d'une couche d'enduit de rebouchage. J'y intègre quelques grains de litière pour chat pour donner un peu de relief au socle (ne pas les prendre trop gros). Une fois sec, je passe une base d'ocre très dilué puis je réalise un jus terre d'ombre brûlée. Je réalise ensuite un brossage ocre + blanc. J'ajoute des touches de vert + blanc en brossage.


Les véhicules légers blindés

Le fabricant barcelonais BUM propose quelques boîtes de figurines consacrées à la guerre civile espagnole. Un autoblindada BA-6 fait aussi partie des références du catalogue.
autolindada.JPG
Autres véhicules

Cette photo présente une voiture d'état-major (Gaz M-1 de chez UM réf 317) J'y ai placé un drapeau amovible ce qui me permettra de l'attribuer à un camp selon les besoins des parties .
traction.JPG

L'aviation

Pour l'instant, je ne dispose que d'un appareil terminé : un Henschel Hs123 A. D'autres avions sont en attente d'être peint notamment les fameux Polikarpov républicains.

heinkel.JPGheinkel2.JPG On notera la croix de saint André qui se retrouve sur tous les avions des nationaux.
Pour ceux qui sont intéressés par l'aviation durant cette période, je recommande vivement le site suivant :
http://www.zi.ku.dk/personal/drnash/model/spain/index.html

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. J'attends vos remarques et suggestions avec impatience. Je mettrai en ligne mes "nouveautés" dès que possible.

voz_dormida-copie-1.JPG
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par el_frances publié dans : Guerre d'Espagne 1936-1939
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