ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
Enrique Lister, après une jeunesse passée à Cuba, rentre en Espagne et adhère au Parti Communiste Espagnol (PCE) en 1925. Cela l'amène à passer plusieurs années en URSS où il va bénéficier d'une formation politique et militaire.
En 1936, il revient en Espagne et
est chargé des dossiers politiques relatifs aux questions militaires que le PCE doit régler face au danger croissant d'un coup d'Etat. Après la victoire du Front Populaire aux élections de
février 1936, les plans de l'Unité Militaire Espagnole (UME) s'accélèrent. L'UME se compose d'officiers de la droite ultra, d'offciers catholiques réactionnaires ou d'officiers
ouvertement phalangistes. Face à cette organisation, le réseau des contacts établis par Lister dans les casernes l'a aidé à comprendre l'ampleur du danger et à faciliter l'étouffement des
velléités putchistes dans de nombreuses unités de l'armée.
Enrique Lister s'engage très vite dans la lutte contre le coup d'Etat
militaire. Son aptitude à diriger et son courage en font rapidement l'un des dirigeants de premier plan des milices qui viennent de se former. Il fonde le Quinto Regimiento (Cinquième régiment) ; un centre de recrutement et de formation qui forge les premières unités de miliciens de façon structurée et efficace.
Après la militarisation des unités de volontaires et la création de l'Armée Populaire de la République Espagnole (Ejercito Popular de la
Republica Espanola > EPR), Lister prend le commandement de la 1ère brigade mixte, atteignant au cours de la guerre le grade de Major des
milices. Dans l'armée républicaine, cependant, le commandement des grandes unités n'est pas limité au grade, de sorte qu'un major peut être placé à la tête d'une division voire, en cas de
besoin, d'un corps d'armée. C'est ce qui arrive à Lister qui se retrouve à la tête de la 11ème division puis devient chef de corps d'armée.
Lister manisfeste une efficacité et une énergie extraordinaires. Dans les derniers jours de la guerre civile, il est promu lieutenant-colonel par décret.
Après la défaite du camp républicain, il retourne en URSS. Il rejoindra ensuite la France à la fin de la Seconde Guerre mondiale
où il tentera d'organiser la lutte contre Franco. Il demeure membre du PCE jusqu'à sa mort même si sa relation avec certains cadres est "orageuse".
Je vous propose d'écouter, pour terminer l'hymne du Quinto Regimiento.
Voici les paroles ainsi qu'une proposition de
traduction.
ceux qui voudraient se
lancer dans la réalisation dans cette période, il est vraiment important de posséder le livre de José Maria Bueno
(il est de plus en plus difficile à trouver mais c'est encore faisable). Il comporte plus de 250 illustrations couleurs commentées et de nombreuses photos noir et blanc.
Les "Nationaux"

