En cherchant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé un ours et un ourson que je destinais initialement à une saynète sur Gaston Fébus. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Gaston III de Foix-Béarn dit Fébus était un puissant seigneur du XIVème siècle qui eu la bonne idée de ne pas trop se "mouiller" durant la Guerre Cent Ans, ce qui lui permis d'éviter trop gros dégâts dans son comté de Foix et vicomté de Béarn. En plus d'être un fin diplomate, c'était un amoureux de la chasse et la légende veut qu'il soit mort au cours d'une chasse à l'ours. Sa passion l'amena à écrire un livre de chasse magnifiquement illustré et conservé aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale de France.

Fébus et les chasseurs

Cette paire d'ours vient donc de connaître une "ré-affectation" pour prendre place dans un petit diorama dont l'unité de lieu est les Pyrénées et l'unité de temps l'année 1810.
La scène représente une femelle défendant son petit contre un carabinier du 4ème bataillon d'Isembourg. Divers titres me sont venus à l'esprit notamment : "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué" ou "Pas de nouveau bonnet d'ourson pour l'instant". Si vous avez d'autres idées, faites les nous partager.
Voici une première vue que je qualifierais de "générale".
Le
décorJ'ai choisi de donner une teinte grise aux rochers afin que les ours soient suffisamment visibles. Une dominante marron les aurait noyés dans le décor. Ces rochers sont réalisés en polystyrène extrudé. Après les avoir sculptés, je les ai collés à la colle blanche. J'ai ensuite appliqué un enduit de rébouchage sur toute la surface sauf sur la masse rocheuse située à droite sur la photo. J'ai ensuite ajouté de la litière pour chat pour simuler quelques éboulements. Une fois l'ensemble sec, j'ai passé une base noir acrylique. Sans attendre la fin du séchage, j'ai brossé en gris foncé, puis en gris clair puis au blanc pur. J'ai ensuite posé des touches de terre d'ombre brûlée, de vert, d'ocre pour éclaircir un peu l'ensemble.
Petite précision, les "personnages" ont été mis en place avant l'application de l'enduit afin de noyer les socles. Les ours ayant des socles assez épais, j'ai creusé le polystyrène pour les y insérer.
Ce diorama fait 11,5 cm X 9 cm. J'ai placé les ours un peu en hauteur afin de renforcer l'impression de fuite éperdue de notre carabinier qui, sous le coup de l'émotion, en a perdu son fusil (Cherchez bien et vous le trouverez).
Une deuxième vue où l'on voit peut être mieux le "dénivelé".

La photo a été prise de dessus. Elle permet de bien situer les protagonistes les uns par rapport aux autres. Le carabinier a "chaud aux fesses"...
Les
personnagesLes dernières photos sont des gros plans sur l'ours et sur le carabinier. Pour peindre l'ours, j'ai d'abord passé une base noir puis brossé en terre d'ombre brûlée puis en terre d'ombre naturelle et j'ai terminé par un léger brossage blanc. J'ai ensuite peint la truffe en noir, les yeux et j'ai passé un peu d'ocre-gris sur les griffes. Je ne me souviens plus de la marque de ces figurines achetées dans un magasin de Jeux de rôles il ya dix ans (peut-être Mithril ou Rall Partha ? ).

Le carabinier appartient donc au 4ème bataillon du bataillon d'Isembourg. Ce régiment se distinguait par son uniforme "bleu laiteux". Dans ses "Mémoires d'un mort", le capitaine J. C. Freidrich indique qu'il avait préféré entrer au régiment d'Isembourg plutôt qu'au régiment de la Tour d'Auvergne à cause de la seule qualité supérieure de l'habillement.
Ce bataillon s'est surtout illustré par son nombre de déserteurs et son manque d'enthousiasme durant la campagne d'Espagne. Le Docteur Sarramon indique que ce bataillon était composé de diverses nationalités dont 60 Espagnols... (sur 992 hommes). Il faut en arriver à fusiller les déserteurs repris pour restaurer un peu d'ordre (très provisoirement puisque ces désertions sont le lot quotidien du bataillon...). Le chef de bataillon Debons a dû passer des nuits blanches ! Comme quoi l'uniforme ne fait pas le soldat. En 1811, le régiment d'Isembourg devient le 2ème étranger mais à cette époque la majeure partie des effectifs est en Italie.



Philippe
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"Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours, oui mes amours ! " (Chant Pyrénéens pour notre ami Alain)







En 1806, la
principauté de Neuchâtel passe sous domination française et se trouve "gouvernée" par le maréchal Berthier. Le maréchal Berthier fait partie du "carré des fidèles" de l'Empereur et sera
couvert d'honneur : maréchal, grand-veneur,









En petite tenue,
le marin porte un pantalon et une vareuse à 2 rangs de boutons bleus. Notez que le pantalon se porte par-dessus les guêtres. Chaque marin est armé du fusil avec baïonnette et d'un sabre dont le
ceinturon se porte en baudrier. Une plaque frappée d'une ancre de marine est fixée sur le baudrier.

Ce bataillon comporte un porte fanion. Bucquoy, dans son volume consacré à la Garde impériale, s'interroge sur l'existence d'un drapeau des marins de la Garde. Son
illustration s'appuie sur plusieurs sources : Le manuscrit du Bourgeois de Hambourg, un dessin de Hendschell et une illustration de Knotel (celui-ci s'étant inspiré du précedant). Pour ma part,
j'ai scanné le fanion se trouvant dans "Soldats et Officiers de la Garde Impériale" de André Jouineau que j'ai ensuite retouché à la peinture (c'est une technique que je vous
recommande pour les drapeau un peu complexe (ici la difficulté venait des abeilles).














